| l'emblème de Seattle : la Space Needle |
| Chihuli Garden and Glass |
| Seattle depuis la Space Needle : où sont les arbres ? |
| entorse à la culture gastronomique française... |
| ...très appréciée ! |
| ...pour ma maman |
| Vancouver, Stanley Park : oeuvres éphémères |
| Les équilibres parfaits : je n'y croyais pas, j'ai perdu mon pari avec Xtophe : il n'y a effectivement pas de colle ! |
| C'est le printemps ! |
| Bibliothèque principale de Vancouver |
| Terry Fox |
Et voilà ! Après
une semaine bien remplie, nous sommes redescendus de 9 étages dans
un appartement tout joli et simple, clair et propre (après ménage
intensif, auquel a échappé Tophe retourné en France pour 3
semaines, le lâche !) à 2 blocks de notre ancien « loft ».
Finis la vue spectaculaire sur la montagne, les veillées à la
lueur des gratte-ciel, nous sommes plus près de la terre, les arbres
sont en fleurs dans toute la ville, et nous sommes réveillés par le
chant des oiseaux ! Et pour rajouter à l'impression de nous sentir
chez nous dans cette ville qui me séduit toujours plus, nous avons
hérité de June, jolie minette tigrée que nous hébergeons pour 10
jours. Elle est arrivée avec une valise toute pleine de curiosités,
(jouets, friandises spéciales chats) litière ultra sophistiquée,
cage tout confort, instructions précises et exhaustives... Une vraie
reine qui a aussitôt élu domicile sur le lit de Jean. Les Canadiens
ont avec leurs animaux une relation qui laisserait notre Zen
perplexe. Va falloir assurer pendant 10 jours !
Ah oui : avons
aperçu au hasard d'une promenade nocturne dans la ville une
mouffette (le skunk noir rayé de blanc de Bambi, ça vous dit
quelque chose?). A admirer de loin de peur de se voir asperger d'une
mixture très nauséabonde et dont il est pratiquement impossible de
se débarrasser.
Autant pour la rubrique
animaux.
Je vais toujours plus
avant dans ma découverte du yoga, avec un plaisir renouvelé.
Aujourd'hui, c'était séance Kundalini : 9h du matin, au moins
70 personnes dans une salle, une grande majorité de femmes, mais
tout de même une bonne proportion d'hommes, chant de mantras (que je
n'ai pu qu'approximativement répéter), musique indienne envoûtante,
danses plus que postures, et puis tout le corps qui se laisse aller
dans des gestes désordonnés au rythme de la musique, une grosse
dame qui monte sur l'estrade et se déhanche auprès de notre
sinueuse professeure, retour au calme instantané, postures plus
classiques à tenir longtemps, longtemps, et puis méditation. Les
messieurs remettent leur cravate, les dames leurs talons, pour aller
au travail, corps et esprit nettoyés.
Si Jean acceptait de
prendre la plume, il raconterait La Casa Gelato, un magasin de glaces
géant et bon enfant qui propose 280 parfums, depuis la glace à
l'algue, à l'ail, au wazabi, en passant par la barbe à papa, le
chocolat noir, blanc, sucré, non sucré, avec ou sans pépites... Les couleurs sont hallucinantes ! Le
simple fait de choisir prend une bonne demi heure. C'est Elsie, qui
connaît Vancouver comme sa poche, et qui a eu la gentillesse de nous
héberger en attendant que notre nouvel appartement soit disponible,
qui nous a fait découvrir ce palais des glaces.
Nos explorations nous ont
aussi conduits vers Downtown East Side, quartier où se retrouvent
les SDF qui vendent, troquent, échangent à même le sol, sur des
nappes colorées, le bric-à-brac récupéré dans la journée,
ramènent les bouteilles consignées dans un grand hangar United We
Can Recycling Depot, se rendent à la banque alternative où les
personnes sans compte bancaire ont la possibilité d'encaisser un
chèque perçu pour un petit boulot... Ici, le poste de police
ressemble davantage à un centre social : des panonceaux
indiquant des lieux d'hébergement, d'échange de seringues sont
installés en vitrine. Beaucoup des habitués du quartier sont des
handicapés mentaux ou physiques qui n'ont pas trouvé leur place
dans des centres spécialisés et forment une véritable cours des miracles
tout près du prestigieux centre ville de Vancouver.
Plus loin à l'est, la
Commercial Drive, une des rares rues un peu sinueuses de Vancouver,
bordées d'habitations ou magasins bas et colorés qui me rappellent
un peu la vieille Europe. Un lieu populaire où se côtoient
artistes, musiciens, restaurateurs, poètes, commerçants. Nous
notons sur nos calepins d'aller un soir au café théâtre le Havana
ou jouer du djembé en plein air, en cercle. Les vibrations sont
bonnes pour le corps, nous affirme le responsable du magasin, et
aucune importance si l'on n'a jamais joué. Ca tombe bien !
Nous entrons aux Deux
Soleils, bar restaurant rustique, tables et bancs de bois, ambiance un
peu hippie. C'est là aujourd'hui qu'a lieu notre cours de conversation en
français hebdomadaire. Elsie fait de gros progrès. La vaisselle est
à disposition, nous prenons une soupe délicieuse, du pain aillé. A
côté de nous, une estrade : le coin des poètes. Si vous
voulez lire ou déclamer en public le poème que vous avez écrit,
RDV ce soir à 20h. La salle sera comble.
Dans un autre style
(inspiré de l'architecture du Colisée, celui-là), la gigantesque
bibliothèque principale du centre ville. On y trouve... tout !
Des conférences gratuites ou non sont régulièrement proposées à
tous, les gens sans ordinateurs peuvent s'y rendre tous les jours, de
10h à 20h. Il y fait bon, et c'est merveilleusement clair.
A 2 pas, les statues de
Terry Fox, cet athlète atteint d'un cancer des os à 18 ans, qui a
grandi dans un quartier populaire de Vancouver. Afin de rendre espoir
aux malades et faire avancer la recherche médicale, il se lance dans
le Marathon de l'Espoir et tente, avec sa prothèse de la jambe, de
relier Terre-Neuve à la Colombie Britannique. Il s'arrêtera en
Ontario après avoir parcouru 5 373 km en 143 jours et mourra peu de
temps après de son cancer en juin 1981. Le 1er septembre de chaque
année, une grande fête est donnée en son honneur. Cette histoire
m'a touchée.
Nous finissons la
journée... à la fourrière. Le stationnement à Vancouver est un
vrai cauchemar !
Comment se fait-il que
l'atmosphère qui règne à Vancouver soit si différente de celle
que nous ressentons aux Etats-Unis où nous sommes allés rendre
visite à ma cousine et sa gentille famille qui habitent à Seattle ?
Le passage de la frontière nous met aussitôt dans l'ambiance :
1h3/4 pour passer la frontière. En tant que Français, il nous faut
descendre de la voiture, faire la queue 3/4h pour aller remplir un
formulaire, faire une photo, prendre les empreintes, expliquer que,
non, nous ne passons pas de nourriture aux Etats-Unis, et pourquoi
les pommes dans votre coffre ? Euh, juste notre pique-nique. Et,
vous n'êtes pas de Marseille, au moins, parce-que là-bas c'est la
jungle. Les douaniers sont détestables, entraînés à l'être, et
ne se privent pas de faire subir ce qu'ils ont appris aux pauvres
clampins que nous sommes. Un mot à bannir : « Pourquoi ? » :
Ne jamais demander à un douanier pourquoi il me demande de sourire
alors qu'il a demandé l'inverse à tous les autres. Voilà une bonne
raison de rester coincé la journée à la frontière. J'ai bien fait
de me retenir.
Si à Vancouver les gens
(beaucoup) courent à toute heure de la journée ou de la nuit, par
tous les temps, font du yoga, sourient, ne possèdent pas d'armes et
sont sveltes pour la plupart, il n'en est pas de même des
Américains. La différence est flagrante, et nous avons grand
plaisir à évoquer toutes ces particularités, et bien d'autres
choses encore avec Christine, Grégory et leur 2 adorables petits
qui, bien que résidant depuis des années à Seattle, conservent
précieusement leurs traditions françaises tout en étant
parfaitement intégrés dans la vie professionnelle canadienne. Merci
à cette famille du bout du monde pour son accueil si chaleureux.
Et pour finir, allez voir
la video de Janet Echelman qui a exposé quelques jours une de ses
spectaculaires sculptures-filets entre 2 gratte-ciel à Vancouver.
Nous y sommes allés le soir à vélo, Jean, Xtophe et moi. Surtout, j'ai
aimé l'histoire de cette femme qui réussit à transformer un échec
en succès, tout en conservant poésie, légèreté et simplicité.
http://www.ted.com/talks/janet_echelman
L'épisode 6 touche à sa
fin, nos amis. Prenez soin de vous, et savourez le printemps !
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