mardi 11 mars 2014

Episode 4

Festival de danse des First Nations













mon beau Xtophe et nos beaux vélos...

carrefour arc-en-ciel, gay, non ?


Il fait beau, on voit la montagne de chez nous ! Notez juste la grue et le nouvel immeuble qui monte, qui monte de jour en jour.

A l'image du festival des danses indiennes, cette semaine est un kaléidoscope de couleurs, sensations, saveurs, expériences nouvelles.

Le musée d'anthropologie de Vancouver recèle de véritables trésors : des masques somptueux, des totems gigantesques, des tableaux de bois d'une modernité étonnante, exposés dans un bâtiment de verre futuriste non loin de l'université. Nous n'avons pas regretté de rouler ¾ d' h à vélo sous une pluie battante pour rejoindre le public majoritairement indien venu assister aux danses offertes par diverses tribus d'Amérique. Venus autant pour se retrouver que pour présenter leur spectacle au public, les danseurs ont fait vivre masques et costumes fabuleux qui le plus souvent dorment maintenant dans les musées. Plumes, tam tam, martèlement des pieds sur le sol, chants puissants des hommes qui racontent les histoires du fond des âges, claquements des becs de bois, tout y était. Il fallait simplement les imaginer il y a un siècle, au pied des totems, dans leurs villages posés au bord de l'océan, des fleuves, ou blottis dans les forêts. Comment vivent-ils aujourd'hui ? Certaines tribus, les plus reculées, ont conservé précieusement leur culture, d'autres se sont laissé détruire par l'alcool, noyer par les plus vilains aspects de la civilisation occidentale, et ne sont plus que l'ombre de ce qu'elle ont dû être. En regardant les danseurs, sveltes ou obèses, regards vifs ou lointains, c'était palpable aussi bien chez les hommes, les femmes, les vieux et les tout jeunes. Nous avons aimé ce moment, certes un peu nostalgique, où les artistes semblaient tous unis par la fierté de revivre et partager leur culture commune.
Rebuté par la pluie, Jean n'a malheureusement jamais pu nous rejoindre en bus, celui qu'il avait prévu de prendre étant au repos le samedi. Pauvre garçon, il est resté tranquillement à la maison à travailler - entre autre - son anglais, mais il n'a pas eu l'air de regretter son choix lorsqu'il a vu rentrer ses parents, trempés jusqu'aux os !
Le soir, repas multiculturel (canadien, québéquois, français, américain) chez nos copains Lance et Kathy. J'ai adoré discuter avec les copains québécois de Lance et Kathy, aussi bien pour leur gentillesse, drôlerie, que leur accent. Décidément, Vancouver est une ville très cosmopolite.

Contre toute attente, temps magnifique dimanche ! Pris de court (nous nous étions préparés à une pluie battante), nous avons (encore !, dirait Jean) enfourché nos bicyclettes pour faire à toute vitesse le tour de Stanley Park, en évitant du mieux possible les centaines de cyclistes, piétons, roller skaters, chiens à manteaux et autres obstacles qui, comme nous, étaient assoiffés de soleil. Puis direction China town dont je ne me lasse pas de découvrir la vie si différente du reste de Vancouver, et arrêt (enfin ! dirait Jean) dans un Dim Sum : comprendre : une sorte de cantine chinoise où les plats, déjà tout prêts à la consommation, sont présentés sur des sortes de plateaux chauffants. Il suffit de choisir en pointant du doigt (c'est plus sûr que de chercher à prononcer...) Sauf qu'à 3h30 de l'après midi (nous avions oublié le décalage horaire...) il ne restait presque plus rien, juste des boules de farine de riz pochées dans l'eau bouillante, et fourrées à la viande et légumes et quelques autres curiosités. Tout est bon lorsqu'on a pédalé longtemps ! Nous étions les seuls touristes, et d'ailleurs, les seuls tout court à cette heure-ci...

Le soir, ciné : 12 years a slave : je déteste les films où le metteur en scène prend plaisir à s'appesantir sur les scènes les plus violentes... 2h15 de noirceur (c'est le cas de le dire), je ne referai plus.

Tiens, je n'ai pas résisté au plaisir de prendre en photo le carrefour gay de notre quartier aux couleurs arc-en-ciel. Ca met de la gaieté dans la journée, quel que soit le temps !
Je n'ai pas osé faire des photos des sex shops avoisinants. Les vitrines changent toutes les semaines, et je m'étonne de la créativité et imagination déployées dans ce domaine.
Dans un autre registre, Xtophe est resté scotché en rentrant de la fac devant le salon d'esthéticienne abondamment éclairé le soir, où une cliente se faisait épiler à la vue de tous. Nous avons constaté la même chose pour les dentistes : se faire arracher une dent en public doit faire moins mal ! De toute façon, derrière le double vitrage, la douleur est muette.
A Vancouver, on peut s'extasier devant la sueur et les muscles des sportifs dans les salles de musculation vitrées. Comme sur catalogue, on pourrait presque choisir !

Puisque nous en sommes aux constatations physiques, ça y est, j'ai enfin vu pour de vrai à mon centre de yoga les postures que je ne croyais possibles que sur des photos avec retouches photo shop ! Moi qui étais assez fière de pouvoir faire le pont, même un peu bancal, 3 fois de suite sans m'effondrer, je suis restée béate d'admiration devant le magnifique scorpion de mon voisin de devant, l'équilibre impeccable de ma voisine de droite, avec jambes en écart parfait, l'indescriptible cobra de mon voisin de gauche. J'ai crû m'être trompée de cours ce jour-là. Pas du tout, le résultat n'a aucune importance, seul compte le chemin... Ouf ! Pas à pas, petit à petit, tous les jours...

C'est ce que je dis à Jean qui se sent bien souvent frustré de ne pas mieux comprendre l'anglais, même si doucement, il progresse. C'est d'autant plus difficile pour lui qu'il est arrivé à l'école en cours d'année, et que, n'ayant pas de classe attitrée, il connaît beaucoup de monde sans pour autant créer de liens forts avec des gens qu'il ne voit que 4 h par semaine au plus. Mais il part courageusement à l'école le matin, apprend son vocabulaire, est inscrit au futsal avec des adultes le lundi soir, y va parfois aussi le jeudi, et supporte vaillamment ses parents.
Elsie aimerait bien qu'il lui fasse la conversation en français une fois par semaine, histoire de se faire un peu d'argent de poche, mais ça n'a pas l'air de le brancher. Du coup, c'est moi qui donne mon petit cours de français hebdomadaire en échange de bavardages en anglais, et c'est très bien comme ça.
La semaine prochaine, c'est les vacances pour Jean. Tophe prend quelques jours. Nous allons rendre visite à des amis à Salmon Arm (Kamloops), à quelques 4 h au N-E de Vancouver, en Colombie Britannique, où la neige est encore bien là, puis le WE suivant à Seattle, chez ma cousine Christine et son mari Grégory.

Et voilà pour cette semaine.

De gros bisous à tous !

Domie Xtophe Jean


2 commentaires:

  1. Je compte sur Jean pour laminer les adultes au futsal. Il faut aussi qu'il s'accroche en VTT, son cousin Hugues est à fond là-dessus ( il est rarement dessous car il est fort).
    Grosses bises à tous
    Les népalais français

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  2. Chouette toutes ces nouvelles découvertes au réveil. Courage mon Jeannot. Bisous des grenoblois.

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