| Festival de danse des First Nations |
| mon beau Xtophe et nos beaux vélos... |
| carrefour arc-en-ciel, gay, non ? |
| Il fait beau, on voit la montagne de chez nous ! Notez juste la grue et le nouvel immeuble qui monte, qui monte de jour en jour. |
A l'image du festival des
danses indiennes, cette semaine est un kaléidoscope de couleurs,
sensations, saveurs, expériences nouvelles.
Le musée d'anthropologie
de Vancouver recèle de véritables trésors : des masques
somptueux, des totems gigantesques, des tableaux de bois d'une
modernité étonnante, exposés dans un bâtiment de verre futuriste
non loin de l'université. Nous n'avons pas regretté de rouler ¾
d' h à vélo sous une pluie battante pour rejoindre le public
majoritairement indien venu assister aux danses offertes par diverses
tribus d'Amérique. Venus autant pour se retrouver que pour présenter
leur spectacle au public, les danseurs ont fait vivre masques et
costumes fabuleux qui le plus souvent dorment maintenant dans les
musées. Plumes, tam tam, martèlement des pieds sur le sol, chants
puissants des hommes qui racontent les histoires du fond des âges,
claquements des becs de bois, tout y était. Il fallait simplement
les imaginer il y a un siècle, au pied des totems, dans leurs
villages posés au bord de l'océan, des fleuves, ou blottis dans les
forêts. Comment vivent-ils aujourd'hui ? Certaines tribus, les
plus reculées, ont conservé précieusement leur culture, d'autres
se sont laissé détruire par l'alcool, noyer par les plus vilains
aspects de la civilisation occidentale, et ne sont plus que l'ombre
de ce qu'elle ont dû être. En regardant les danseurs, sveltes ou
obèses, regards vifs ou lointains, c'était palpable aussi bien chez
les hommes, les femmes, les vieux et les tout jeunes. Nous avons aimé
ce moment, certes un peu nostalgique, où les artistes semblaient
tous unis par la fierté de revivre et partager leur culture commune.
Rebuté par la pluie,
Jean n'a malheureusement jamais pu nous rejoindre en bus, celui qu'il
avait prévu de prendre étant au repos le samedi. Pauvre garçon, il
est resté tranquillement à la maison à travailler - entre autre -
son anglais, mais il n'a pas eu l'air de regretter son choix
lorsqu'il a vu rentrer ses parents, trempés jusqu'aux os !
Le soir, repas
multiculturel (canadien, québéquois, français, américain) chez
nos copains Lance et Kathy. J'ai adoré discuter avec les copains
québécois de Lance et Kathy, aussi bien pour leur gentillesse,
drôlerie, que leur accent. Décidément, Vancouver est une ville
très cosmopolite.
Contre toute attente,
temps magnifique dimanche ! Pris de court (nous nous étions
préparés à une pluie battante), nous avons (encore !, dirait
Jean) enfourché nos bicyclettes pour faire à toute vitesse le tour
de Stanley Park, en évitant du mieux possible les centaines de
cyclistes, piétons, roller skaters, chiens à manteaux et autres
obstacles qui, comme nous, étaient assoiffés de soleil. Puis
direction China town dont je ne me lasse pas de découvrir la vie si
différente du reste de Vancouver, et arrêt (enfin ! dirait
Jean) dans un Dim Sum : comprendre : une sorte de cantine
chinoise où les plats, déjà tout prêts à la consommation, sont
présentés sur des sortes de plateaux chauffants. Il suffit de
choisir en pointant du doigt (c'est plus sûr que de chercher à
prononcer...) Sauf qu'à 3h30 de l'après midi (nous avions oublié
le décalage horaire...) il ne restait presque plus rien, juste des
boules de farine de riz pochées dans l'eau bouillante, et fourrées
à la viande et légumes et quelques autres curiosités. Tout est bon
lorsqu'on a pédalé longtemps ! Nous étions les seuls
touristes, et d'ailleurs, les seuls tout court à cette heure-ci...
Le soir, ciné : 12
years a slave : je déteste les films où le metteur en scène
prend plaisir à s'appesantir sur les scènes les plus violentes...
2h15 de noirceur (c'est le cas de le dire), je ne referai plus.
Tiens, je n'ai pas
résisté au plaisir de prendre en photo le carrefour gay de notre
quartier aux couleurs arc-en-ciel. Ca met de la gaieté dans la
journée, quel que soit le temps !
Je n'ai pas osé faire
des photos des sex shops avoisinants. Les vitrines changent toutes
les semaines, et je m'étonne de la créativité et imagination
déployées dans ce domaine.
Dans un autre registre,
Xtophe est resté scotché en rentrant de la fac devant le salon
d'esthéticienne abondamment éclairé le soir, où une cliente se
faisait épiler à la vue de tous. Nous avons constaté la même
chose pour les dentistes : se faire arracher une dent en public
doit faire moins mal ! De toute façon, derrière le double
vitrage, la douleur est muette.
A Vancouver, on peut
s'extasier devant la sueur et les muscles des sportifs dans les
salles de musculation vitrées. Comme sur catalogue, on pourrait
presque choisir !
Puisque nous en sommes
aux constatations physiques, ça y est, j'ai enfin vu pour de vrai à
mon centre de yoga les postures que je ne croyais possibles que sur
des photos avec retouches photo shop ! Moi qui étais assez
fière de pouvoir faire le pont, même un peu bancal, 3 fois de suite
sans m'effondrer, je suis restée béate d'admiration devant le
magnifique scorpion de mon voisin de devant, l'équilibre impeccable
de ma voisine de droite, avec jambes en écart parfait,
l'indescriptible cobra de mon voisin de gauche. J'ai crû m'être
trompée de cours ce jour-là. Pas du tout, le résultat n'a aucune
importance, seul compte le chemin... Ouf ! Pas à pas, petit à
petit, tous les jours...
C'est ce que je dis à
Jean qui se sent bien souvent frustré de ne pas mieux comprendre
l'anglais, même si doucement, il progresse. C'est d'autant plus
difficile pour lui qu'il est arrivé à l'école en cours d'année,
et que, n'ayant pas de classe attitrée, il connaît beaucoup de
monde sans pour autant créer de liens forts avec des gens qu'il ne
voit que 4 h par semaine au plus. Mais il part courageusement à
l'école le matin, apprend son vocabulaire, est inscrit au futsal
avec des adultes le lundi soir, y va parfois aussi le jeudi, et
supporte vaillamment ses parents.
Elsie aimerait bien qu'il
lui fasse la conversation en français une fois par semaine, histoire
de se faire un peu d'argent de poche, mais ça n'a pas l'air de le
brancher. Du coup, c'est moi qui donne mon petit cours de français
hebdomadaire en échange de bavardages en anglais, et c'est très
bien comme ça.
La semaine prochaine,
c'est les vacances pour Jean. Tophe prend quelques jours. Nous
allons rendre visite à des amis à Salmon Arm (Kamloops), à
quelques 4 h au N-E de Vancouver, en Colombie Britannique, où la
neige est encore bien là, puis le WE suivant à Seattle, chez ma
cousine Christine et son mari Grégory.
Et voilà pour cette semaine.
De gros bisous à tous !
Domie Xtophe Jean
Je compte sur Jean pour laminer les adultes au futsal. Il faut aussi qu'il s'accroche en VTT, son cousin Hugues est à fond là-dessus ( il est rarement dessous car il est fort).
RépondreSupprimerGrosses bises à tous
Les népalais français
Chouette toutes ces nouvelles découvertes au réveil. Courage mon Jeannot. Bisous des grenoblois.
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